Yahoo n’est pas mort, vive Yahoo !

Alors que Google fait la Une avec le lancement de sa Google TV, Facebook avec les excuses de Zuckerberg, Yahoo fait son bonhomme de chemin sans avoir l’intéret médiatique des 2 précédents (et je ne parle même pas d’Apple).

Ces derniers jours, Yahoo a eu deux grosses actualités. D’abord l’annonce de l’acquisition par Yahoo de la société Associated Content, fournisseur de contenus à la demande. J’en avais parlé il y a quelques mois (le contenu à la demande : l’avenir ?), le contenu à la demande est la planche de salut d’AOL avec son projet Seed, ça devrait être un bon tremplin pour Yahoo.

Le contenu à la demande vise à faire travailler une communauté de pigistes/journalistes sur des thématiques dont on sait, grâce à un algorithme, qu’elles intéressent les internautes. Ainsi, Yahoo ou AOL ou les clients de Demand Media souhaitent offrir un écrin éditorial plus pertinent à leurs annonceurs, en tout cas plus de trafic.

L’autre actu, c’est le partenariat entre Yahoo et Nokia. Le premier fournissant outils de messagerie (mails et tchat), le second son service de cartographie Ovi Maps. Pas sure que cela puisse réellement concurrencer Google Maps, mais c’est un pas en avant tout de même.

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Le contenu à la demande : l’avenir ?

La presse papier va mal. Cette même presse sur le web est en grosse difficulté. Bagarre des modèles : payant, gratuit, les deux à la fois… Comment sauver la presse ?

Même question pour la vidéo en ligne. Les faibles revenus liés au display ne permettent pas de supporter les couts de production d’un contenu vidéo. Même le grand Youtube ne gagne pas encore sa vie…

On voit ces derniers mois pointer une proposition pour aider ces business, c’est le contenu à la demande (content on demand). C’est ce que fait la société Demand Media, dont le chiffre d’affaires 2009 est estimé entre 200 et 300 millions de dollars. Tout tient à un algorithme (qui a dit « Comme Google ? ») qui croisera les termes les plus recherchés, les mots-clés que les annonceurs s’arrachent, l’existence de contenus qui s’y rapportent, etc. Cela donne une liste de thématiques qui sera proposée à des journalistes free-lance afin qu’ils produisent du contenu (texte ou vidéo) qui sera publié ou vendu à d’autres sites.

C’est aussi vers cela que se dirige AOL, d’après une déclaration de son CEO Tim Armstrong (qui a dit « un ancien de Google » ?). Dans ce cas, ça ressemble plus à une place des marchés de contenus, mais le principe est le même : repérer les thématiques porteuses, tant en potentiel d’audience qu’en potentiel commercial, et être le premier à en traiter.

Sarah Berthault