Netflix et Hulu doivent -ils craindre Youtube ?

Il y a quelques jours, Youtube annoncait le lancement d’une offre de chaines payantes. A raison d’1,49€ (0,99$) par mois, les internautes peuvent s’abonner à des chaines thématiques du type CarsTV ou Justice Central TV… Toutes ne sont pas accessibles en Europe.

Un pas de plus vers la monétisation de Youtube pour Google, mais un pas difficile. Face à des concurrents comme Hulu ou Netflix, Youtube fait-il le poids ?

Voici quelques raisons d’en douter :

1- Google est le numéro 1 de la monétisation d’audience. Mais l’installation d’un péage (paywall) est un autre métier, qu’il va falloir apprendre. Pendant ce temps, les autres acteurs se développent. En France, les offres de Jook Video (Groupe AB) ou Canal Play Infinity fleurissent et ils apprennent à appréhender ce marché.

2- Les internautes, en particulier les Youtubers, ne paient pas pour du contenu. Transformer des utilisateurs qui n’ont connu que la gratuité et n’ont jamais payé pour consommer des vidéos en clients, n’est pas une mince affaire. Il n’y a qu’à voir les difficultés de la presse en ligne par exemple à monétiser. De ce point de vue, un acteur comme Amazon a de l’avance, puisque ses visiteurs sont rompus à acheter ce que le site propose.

3- Youtube n’est pas synonyme de premium. Youtube, c’est des clips de Justin Bieber, des chatons, et des chorégraphies d’entrées d’église. Netflix de son côté a investit ces deux dernières années des centaines de millions de dollars dans des contenus originaux (110 millions rien que pour la série House of Cards). Quant à Hulu, il propose des programmes d’ayant-droit comme NBC Universal, Disney, Fox, Viacom, Sony ou encore Warner. N’en jetez plus. Oui, les internautes sont prets à payer pour la dernière saison de Desperate Housewives… et encore, ce n’est pas si simple. Le sont-ils lorsqu’il n’y a pas une grosse marque TV poussée au préalable par un network ?

4- Le partage de revenus n’est pas toujours favorables aux ayants-droits. Sur les chaines gratuites de Youtube par exemple, les 45% que s’adjuge Google sur les revenus publicitaires en rebutent plus d’un.
Les revenus des chaines payantes seront-ils suffisants pour séduire les producteurs ?

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NBC fidélise ses téléspectateurs par le « social gaming »

Le groupe NBC possédait déjà son réseau social de fans avec MyNBC. Il va cette fois plus loin en développant une plateforme de jeu social : FanIt. Avec FanIt, NBC encourage l’engagement du public dans ses programmes.

Vous aimez un programme ? Dites-le à vos amis sur les réseaux sociaux ! Tweetez le ! Regardez des vidéos exclusives sur le site web ! En échange, vous gagnez des points que vous pourrez transformer en goodies, en une place pour assister à une émission phare du groupe, un programme à découvrir en avant-première, etc.

12 diffuseurs américains se regroupent pour développer la télé sur mobile

Aux US, douze diffuseurs télé ont décidé de se regrouper afin de former une co-entreprise pour développer la télévision sur mobile. Un concurrent pour leur TMP locale (National Broadband Initiative).

Parmi les 12, certains gros poissons comme la FOX, NBC ou encore Hearst Television. Les autres étant notamment des opérateurs locaux, ce qui devrait faire la force de ce réseau. En effet, le service développé par cette co-entreprise devrait permettre la diffusion de VOD, de programmes en direct (évenements sportifs, actualités, etc.), et cela à une échelle aussi bien nationale que locale.

Sarah BerthaultContenu digital

Complémentarité des médias

Voilà un chiffre qui donne plus de sens au « slogan » de ce blog. Ce chiffre est donné par Alan Wurtzel le patron de la recherche chez NBC-Universal, qui diffuse les JO de Vancouver aux États-Unis. Les annonceurs qui ont acheté des spots à la fois en TV et sur le web autour de l’évènement ont constaté une hausse de la mémorisation de leur marque de 16% supérieure à leurs collègues n’ayant acheté qu’un des deux médias. Télévision + Internet = mariage de raison 🙂

Sarah Berthault